
I l n'est pas trop
compliqué de se déplacer avec le Mass Rapid Transit (MRT) ou métro de Taipei. Contrairement au bus, tout est en anglais même l'annonce de la station. j'ai une carte "easy card" que l'on
peut créditer sur des guichets automatiques. Cette carte sert aussi pour le bus. Bien avant Paris avec le sytème Navigo!
Un trajet coûte de 20 à 65 NT$ selon la distance à parcourir. En tout , 5 lignes majeures plus des extensions. Beaucoup de commerces, beaucoup de monde, mais une propreté et une discipline qui
n'existent pas à Paris.
Par letertre
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Peut-être le premier acte quotidien important de la semaine: la
laverie!
Après quelques minutes de marche (Les laveries sont difficiles à trouver), j'avais auparavant repéré l'endroit, je rentre dans cet espace banal. Muni de quelques pièces de 10$ et 50$ taiwanais (1€
équivaut à environ 45 NT$ ou New Taiwan dollar), j'achète la lessive dans le distributeur, met notre linge, la poudre à l'intérieur et commence à insérer les pièces de 10$, il m'en faudra 5.
J'ajouterai également 30 $NT de séchage. Soit un total de 80 $NT ou 1,77 €.
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Hier on est allé rencontrer Wang Ren-Jye, un artiste taïwanais au nord de taïpei. Il a la quarantaine, père de deux enfants; sa femme (styliste) venant d'accoucher. Il y a dix ans, il a
passé 7 ans à Paris, je ne sais plus pour quel but si ce n'est peut-être l'école des Beaux-arts. Je lui ai montré mon travail de peintre et avons échangé quelques propos en français.
Il n'avait pas ou peu parlé depuis son retour au pays!
Son travail, en le comparant avec un de mes tableaux, m'a fait penser à Franz KLINE, un artiste expressionniste abstrait américain des années 40/50 avec des références à la
calligraphie japonaise dans ses peintures noires et blanches. Il m'a fait fortement aussi penser à Antoni Tàpies (peintre espagnol) qui s'est dirigé vers l'abstraction (années
50/60) et, bien avant l'"Arte Povera", intègra des matériaux non académiques dans ses travaux.
L'artiste taïwanais quant à lui opère un travail de mémoire: des bâtiments, des arbres, des végétaux, qu'il connait, sont peints en filigrane blanches telles de petites branches plus ou moins
tordues et accidentées. Ses grandes toiles à l'atmosphère vaporeuse sont travaillées avec des pigments, de l'huile de lin et de la thérébenthine. Il en émane un sentiment de temps passé, un
souvenir en alternance doux et nerveux ou douloureux peut-être. Très souvent il y intègre un rectangle bleu ou rouge à la Mondrian (un des pionniers de l'abstraction), dans un
coin du tableau pour marquer un temps, une limite à des univers qui se passent de "clotures". Ce fut une rencontre plutôt agréable et d'autant plus intéressante qu'il nous guida ensuite vers le
magasin (sacs, vêtements originaux) de sa femme. En effet, il collabore en sérigraphiant certains motifs sur des sacs à main. Il joint le beau à l'utile!
J'ai moi aussi travaillé le textile à une certaine époque et j'étais plutôt satisfait que ça marche pour lui (pris en charge par un galeriste) et collaborateur graphique avec sa femme.
Ci-dessus une photo dans son atelier et ci-dessous un de mes tableaux faisant penser (pour le fond) à Kline .
Par letertre
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